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 Chansons de Noël et taquineries. - ft Théodora

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MessageSujet: Chansons de Noël et taquineries. - ft Théodora   Dim 24 Jan - 0:09

Chansons de Noël et taquineries.

C’était une grande première pour moi. Je n’avais jamais assisté à ce genre de chose, pas même pour mes petits frères, ou sœurs... Ou peut-être une ou deux fois ! Mais ça ne m’avait pas marqué, ça n’avait pas la même importance. Rien n’avait plus la même importance depuis que Maëlann était entrée dans ma vie. Elle avait complètement changé mon quotidien. Elle faisait que j’avais envie d’être toujours meilleur, d’être plus mûr et plus adulte. De me poussais toujours plus, pour lui donner le meilleur et pour être un bon exemple pour elle. J’avais trouvé un travail pour elle, pour pouvoir l’élever, aider sa mère lorsqu’il le fallait, mais aussi pour avoir, aujourd’hui mon chez moi et l’accueillir lorsque Théa me la laissait à garder. Donc ce qui était donc une première, ou toutefois différent pour moi, c’était ce spectacle pour les fêtes de fin d’année ! Ma fille était présente de ce petit spectacle organisé par son école, rassemblant petits et grand présent dans cette école, dans un spectacle mélangeant chant et théâtre. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais surtout, je savais qu’évidemment Théa serait là, puisque l’école nous avait invité tous les deux. De façon séparer, mais tous les deux quand même. Pour rien au monde je n’aurais loupé le moindre moment de la vie de ma vie à partir du jour où elle est entrée dans ma vie. C’était hors de question que je perde des instants de plus de sa vie. J’avais déjà loupé ses premiers pas, ses premiers mots, ses premiers sourires, je n’allais pas non plus loupé sa première sur scène avec son école. En bon papa gaga, j’avais même prévu l’appareil photo qui prend des vidéos pour ne rien louper du spectacle et immortalisé ce moment à jamais. Très kitch... mais j’en ai rien à foutre, j’assume pleinement être en adoration totale et complète, devant ma fille.

Au vu de l’hiver qui s’était abattu sur Paris, je m’étais bien couvert, le temps de marcher de mon boulot, jusqu’à l’école de ma fille. C’est donc vêtu d’un pantalon gris clair, un sweet à manche longues, noir, ma veste épaisse et d’une écharpe que j’avais pour affronter le froid des rues parisiennes. Comme à mon habitude depuis quelque temps, j’avais laissé ma barbe de trois jours, non pas part flemme, c’était surtout parce que ça me vieillissait un peu et ça faisait tout de suite moins, jeune trou du cul. J’étais en avance à l’école, la marche m’avait échappé aux embouteillages de la circulation en cette heure de pointe. Il y avait déjà bon nombre de parents présents. Je me présentais a une femme qui semblait faire partie de l’école, c’est avec un énorme sourire qu’elle m’indiqué ma place, me donnant mon numéro de chaise et d’allée. Les enfants n’étaient pas là, occupés à se préparer à l’arrière. J’aurais voulu voir Maëlann avant le début du spectacle, pour qu’elle sache que j’étais là, et lui donner tout le courage nécessaire. Je cherchais alors mon allée, jetant quelques sourires aux mamans que je pouvais croiser tout en cherchant. J’étais loin d’être con, malgré mon âge, et de toute façon je faisais plus vieux ainsi, je devais surement plaire à ses femmes. Après tout, une femme restait une femme ! Du moment qu’elle voyait quelque chose qui lui plaisait, elle faisait de grands sourires et ne pouvait en détacher son regard. Et clairement, une fois que je leur tournais le dos, je pouvais encore sentir la sensation de leur regard sur moi. C’était une chose qui ne m’avait jamais dérangé, bien que j’avais un certain malaise en sachant que c’était surement les mamans des amis de ma fille, et que la plupart étaient surement mariés depuis des années à un homme qui trimait dur pour nourrir sa famille, comme mon père l’avait toujours fait.

Je trouvais enfin mon allée, et donc mon siège. Il y avait cinq femmes déjà assissent sur la rangé juste devant nous et des couples derrières. Je saluais tout ce beau monde de façon très polie, tout en m’installant sur mon siège. Je n’avais pas encore vu Théa, et je n’étais pas vraiment pressé de la voir. Bien qu’avec le monde qui nous entourait, nous allions surement devoir nous tenir de façon plus civilisée. Du moins, ce serait mon cas. Après tout, c’était le premier spectacle de notre fille, il fallait que cela reste un bon souvenir pour tout le monde, et Maëlann n’avait pas à en pâtir pour mes erreurs...

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MessageSujet: Re: Chansons de Noël et taquineries. - ft Théodora   Dim 24 Jan - 19:19


Je n'ai jamais beaucoup apprécié me rendre aux spectacles de l'école de Maëlann. Non pas que je n'apprécie pas de voir ma fille sur scène, le sourire aux lèvres, montrant à tous qu'elle connaît parfaitement la chanson ou les pas de danse. Juste que je n'aime pas l'ambiance qu'il y a autour, les regards que je peux soulever, les chuchotements sur mon passage, bref en somme les commérages. J'y ai eu le droit pendant trois ans à la crèche puis l'année dernière lors de cette première année en maternelle et je ne vois pas pourquoi ça changerai aujourd'hui.

Du coup j'ai pris l'habitude d'arriver dans la salle juste cinq minutes avant le début même si ça fait une heure et demi que je suis là, ayant du préparer ma princesse en coulisse. Cette fois ci n'échappe pas à la règle, d'autant que je dois conjuguer avec la présence de Liam et que j'ignore comment faire. Je sais qu'il fait des efforts et qu'il s'occupe de Maë comme il faut. Je le vois dans la façon qu'elle agit. Dans les loges elle ne parlait que de lui, du fait qu'il la verrait pour la première fois sur scène.  
Depuis qu'il est de retour dans ma vie, il y a plein de choses que je dois apprendre et clairement ce spectacle, nous deux côte à côte, fait partie de mes leçons.

Bref entre lui et les mamans vautours, je suis une boule de nerf. Cela se sent sûrement dans ma démarche rapide et pas vraiment assurée. Mes talons claquent sur le sol comme si je m'apprêtais à me mettre à courir mais au moins, j'ai fais 90 % du trajet jusqu'à ma place avant que les mamans ne remarque la jeune maman qui a fait un bébé toute seule. J'aperçois Liam et la place vide à côté de lui. La mienne. On a de la chance ! Les parents sont placés par classe. Du coup, nous sommes dans le premier bloc et même si nous sommes en bout de rangé, nous sommes finalement au milieu par rapport à la scène. Une fois à la hauteur de Liam, je m'excuse afin de passer et de m'installer à ses côtés, dérangeant au passage deux couples.

Je retire mon manteau, dévoilant ainsi mon blazer et le reste de ma tenuepuis je m'assois à côté du père de ma fille.

-Salut, dis-je en ne pouvant réprimer un sourire en voyant son regard bleu, le même que celui de Maë.

Puis je me rappelle que c'est ce regard qui a changé toute ma vie et le sourire s'évanouit aussi vite.
Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi. Je ne peux pas faire une croix sur le passé juste comme ça. Encore moins lorsqu'une vieille amie de ma mère se trouve juste à côté de moi et qu'elle me reconait.

-Théodora ? C'est toi ? Théodora Lancaster ?  

-Bonjour Madame Moreau.

J'ignore ce qu'elle fait ici et à vrai dire je m'en moque. J'ai juste envie qu'elle s'occupe de ses affaires au lieu de me dévisager comme si j'étais la vierge marie en personne.

-Je ne pensais pas te voir ici dit donc. Tu as vraiment changé depuis la dernière fois que je t'ai vu. C'était quand encore ?

Je me souviens parfaitement du jour où je l'ai vu et je n'ai aucunement envie d'en parler. Je garde donc le silence, un sourire poli sur le visage, faignant l'ignorance. Mais Madame Moreau est une commère hors paire et elle se moque de mon manque d'enthousiasme.

-Ah oui ! Ma nièce cherchait à adopter et tu en étais à ton sixième mois de grossesse !

Je suis mal à l'aise, d'autant plus que je sais que Liam entend tout.
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MessageSujet: Re: Chansons de Noël et taquineries. - ft Théodora   Lun 25 Jan - 12:23

Chansons de Noël et taquineries.

Cela faisait une bonne demi-heure que j'attendais, assis là, comme le papa célibataire que j'étais. Les chaises autour de moi étaient presque toutes prises, sauf une ! J'avais vite compris que cette chaise serait pour Théa. Et mon esprit était bien trop occupé à savoir comment je devais réagir et me comporter, alors que nous allions bientôt être côte à côte, plus proche que nous ne l'avions été ces quatre dernières années. Car nous mettions toujours un point d'honneur à rester à une certaine distance l'un de l'autre. Et savoir qu'elle allait être si proche de moi me stressait. Comme si j'allais à un premier rendez-vous, ce qui était complètement con, puisqu'il n'allait rien se passer entre nous, et je doute d'ailleurs qu'il se repasse quelque chose un jour.

Je lève les yeux sur Théa lorsqu'elle arrive. Elle porte des talons, elle retire son blazer, laissant découvrir un ensemble noir, très chic et s'harmonisant parfaitement sur son corps. Ma bouche fait un léger "o", ma gorge s'assèche. On ne dirait jamais qu’elle a déjà porté un enfant, tellement elle est belle. Ou alors est-ce le fait d’être devenue mère qui l’a rendue encore plus belle ? Elle me regarde dans les yeux et me sourit en me saluant. Chose qui m'étonne. « Salut ! » Je réponds bêtement, presque comme un adolescent. Elle perd aussitôt son sourire, je me dis immédiatement que j'ai du faire quelque chose de mal. Enfin c'est certain, mais j'imagine plus quelque chose que j'ai pu faire, là maintenant. Je retire ma veste et mon écharpe, à mon tour, puisque je me rends compte que je ne l'ai toujours pas fait. Je perçois le groupe de femmes devant nous qui se retourne sur moi, ou sur nous, je ne sais pas, mais elles chuchotent entre elles. Je ni prête pas attention. Par contre ce qui ne m'échappe pas, c'est la conversation, si on peut appeler ça comme ça, entre Théa et cette Madame Moreau.

Je comprends vite que cette vieille rombière cherche à mettre Théa mal à l'aise. Et je ne peux pas laisser faire, c'est plus fort que moi. Je me penche alors, près de l'épaule de Théa. Seule une petite partie de mon torce entre en contact avec cette dernière, j'avance ma main dans le dos de la jeune femme, la posant sur le dossier de sa chaise. « Il semble qu'elle est trouvée ! » Elle était clairement trop vieille pour avoir un enfant à elle, dans cette partie de la salle, puisque les parents étaient regroupés par classe. « À moins que nous nous soyons trompés avec le spectacle de la maison de retraite du coin ? » Demandais-je en regardant Théa avec un air étonné. Mes yeux se reportaient sur la vieille greluche. « Votre costume est très réussi ! Bravo. » Dis-je avec l'un de mes plus beaux sourires de focus. La vieille avait un air outré, comme si je venais de lui cracher la pire insulte du monde. « Quel goujat ! » La vieille se levait alors, et demandait si elle pouvait échanger sa place avec le couple à côté d'elle. Une fois la vieille loin de Théa, je me redressais sur mon siège comme si de rien n'était. C'était quelque chose de normal pour moi. Malgré nos différents, elle restait la mère de ma fille, et pour moi elle avait le droit au respect, de la part de tout le monde sans exception. Et ce n'est pas une vieille mégère qui allait faire sa loi et mettre ma... Je stoppais le cours de cette pensée. Car non, Théa était tout, sauf ma femme.

J'allais chercher mon téléphone portable dans ma poche et le mettait aussitôt en silencieux, pour ne pas être dérangé pendant le spectacle. Je le rangeais ou je venais de le prendre. Le bruit des discussions entre parents autour de nous faisait comme un long bourdonnement. Je ne sais pas quoi dire. Cette situation est tellement étrange pour moi. Il faut dire que la conversation n'est plus vraiment notre point fort. Je commence alors à m'agiter nerveusement sur mon siège. Jouant avec mes doigts, lisant les plis de mon pantalon sur mes cuisses, regardant partout, sauf en direction de Théa. Je repense aux mots de l'autre vieille. Théa a donc cherché à faire adopter Maëlann ? Après tout, c'est l'une des hypothèses que j'avais retenue pendant les quatre dernières années. Mais j'étais quand même heureux qu'elle ne l'ait pas fait. Même si je ne doute pas une seule seconde que ça n'a pas du être facile. Mais aujourd'hui, j'aime à penser qu'elle n'est plus toute seule pour affronter tout ça. Malgré nos différends, malgré le fait que nous ne sommes pas un couple. Le plus important c'est que nous soyons tous les deux présents pour Maëlann.

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MessageSujet: Re: Chansons de Noël et taquineries. - ft Théodora   Mar 26 Jan - 23:10


Avec Madame Moreau à mes côtés, j'ai l'impression de me retrouver quatre ans en arrière, dans le salon de mes parents. Je me souviens de ce jour comme si c'était hier. C'est ce jour précis qui a lié mon destin à celui de Maëlann, c'est ce jour là que j'ai compris que je ne pourrais jamais me séparer de mon bébé.

Mon premier mois de grossesse avait été purement et simplement horrible. J'avais du jongler entre cacher mes nausées et ma grossesse et tenter d'oublier Liam. Pendant cinq semaines j'avais réussi à l'éviter lui et à mentir à tout mon entourage. Et puis un jour, après un oublie de petit déjeuner et une dispute avec la peste du lycée, je m'étais évanouie. Mes parents avaient été mis au courant et le soir même, je recevais la plus belle soufflante de ma vie. Ni une ni deux, ils m'avaient cherchée des cours à domicile et je n'avais plus eu le droit de sortir de la maison.

Cinq mois plus tard, je recevais la visite de Madame Moreau, de sa fille Bénédicte et de son beau-fils Thibaut. Pour le coup, j'avais eu l'impression d'être uniquement un utérus sur patte. Les "adultes" n'avaient eu de cesse de discuter entre eux, comme si je n'avais pas mon mot à dire. A un moment Bénédicte m'avait posée une question, si je voulais garder le contact avec le bébé. Pendant un moment j'avais eu l'impression qu'elle avait voulu dire "leur" bébé et ça m'avait bloquée. Ma mère avait alors répondu à ma place. Bien sur que non, je ne voulais pas garder contact avec mon erreur...

J'ignore si c'est le fait d'entendre le mot "erreur" qui m'avait choquée, mais aussitôt j'avais quitté le canapé, en affirmant que je ne voulais plus faire adopter mon bébé.

Je trouvais particulièrement cruel de la part de Madame Moreau de me parler de ce jour car une grosse dispute avait éclaté et mes parents m'avait menacée de me mettre à la porte si jamais je me lançais dans cette voie là. Je n'avais jamais eu une aussi grande honte de toute ma vie.

Oui, vraiment, Madame Moreau était cruelle. J'avais l'impression qu'elle cherchait à me faire payer le fait que sa fille n'avait pas pu adopter mon bébé. Heureusement pour moi, Liam vint à ma rescousse, se moquant ouvertement d'elle. Il réussit même à me faire rire ce qui finit d'achever la peau de vache.

-Merci, dis-je à Liam, consciente qu'il avait ça pour moi.

Innocemment, je posais ma main sur son genou pour le presser avant de la retirer, comme piqué.
Décidément, je ne savais pas comment agir avec lui. Je décidais donc de revenir à des choses bassement matériel

-Mon chef voudrait que j'aille à un colloque avec lui. Je partirais jeudi prochain et je rentrerais samedi. Tu pourrais garder la petite ?  
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MessageSujet: Re: Chansons de Noël et taquineries. - ft Théodora   Mer 27 Jan - 12:43

Chansons de Noël et taquineries.

Je ne savais pas par quoi était passé Théa pendant ces quatre années. Et chaque fois que je posais mes yeux sur elle ou sur Maëlann, je ne pouvais m'empêcher de regretter mon acte, de ne pas lui avoir dis la vérité des le départ. Seulement, ma vérité à moi, c'est que je suis très vite tombé amoureux d'elle, et qu'il a été de plus en plus difficile de pouvoir lui avouer la chose, de peur qu'elle me quitte. Mais plus j'attendais, plus je prenais de risque, puisque ça m'enfonçait encore plus dans mes conneries. Bien que j'avais clairement dit, auprès de mes amis, que je ne jouais plus. Certains ne m'avaient pas entendu et avaient pensé que je faisais du cinéma. Seulement non, j'étais bel et bien tombé amoureux de cette fille. Et dans un sens, je serais passé à côté, s'il ni n’avait justement pas eu ce pari.


J'avais cherché Théa pendant des mois, après qu'elle soit partie. Mais rien ni avait fait. J'étais retourné chez ses parents, mais elle ni était plus non plus, et puis, ils ne voulaient pas m'adresser la parole, puisque j'étais à l'origine du problème, puisque c'était à cause de moi que Théa avait gâché sa vie et son avenir. Les deux premières années, je les ai passé à me demander en permanence ou elle était, si elle allait bien, si elle avait gardé notre enfant, j'allais même jusqu'à l'imaginer refaire sa vie avec un autre mec, qu'il l'élèverait comme le sien. Je l'imaginais dans les bras d'un autre, dans son lit, ou même qu'il la baiser... Ça me mettait hors de moi, c'est dans ces moments-là que j'avais commencé à devenir bagarreur, j'allais jusqu'à cherché la merde rien que pour me battre, histoire de me retirer ses visions de la tête. Évidemment que j'en ai baiser d'autre après elle. Mais aucune ne m'a fait ressentir ce qu'elle, m'avait fait ressentir... Je me rappelais chaque nuit à quel point j'avais pu être con, et que j'avais perdu, sûrement la seule chose qui avait compté réellement à mes yeux.


Les deux autres années, je m'étais mis en tête que tout été faux, que ça n'avait pas compté, qu'elle avait sûrement avorté ou fait adopter. Je m'étais même persuadé que nous n'étions finalement pas faits pour être ensemble. Que ça devait être comme ça. Et c'est à partir de là que j'ai recommencé à vivre. Pensant beaucoup moins à elle et à ce qu'aurait été ma ... nos vies, sans ce fichu pari. Mais tout ce petit monde bien construit avait volé en éclats, en une fraction de seconde, le jour où je lui avais ouvert la porte de la maison de mes parents. Je l'avais découverte sur le pas de la porte. J'avais encore l'odeur de la terre mouillée par la pluie, ce jour-là. J'avais posé mes yeux sur Théa, puis sur cette petite chose dans ses bras. Mon regard bleu avait rencontré le sien, tout aussi bleu. Et j'avais compris. Mon monde avait basculé en une fraction de seconde, mais pourtant, je me sentais enfin en paix. Je savais enfin !


Les deux femmes avaient pris une place énorme dans ma vie. Bien que l'une plus que l'autre. Puisque mes rapports avec Théa n'étaient ni positifs, ni vraiment négatifs. Nous agissons juste en adultes, en présence de la petite. Et comme nous ne nous voyons pas en dehors de la petite, ça règle vite les choses... Alors oui, quand cette madame machin truc à commencer à vouloir mettre Théa mal à l'aise. Je suis tout de suite intervenu. Rien ne mis obligé. Enfin si... j’avais cette chose au fond de moi, qui ne supportait pas que quelqu'un lui fasse du mal. J'estimais lui en avoir déjà assez fait, il était donc hors de question que cette connasse ne lui fasse ou dise quoi que ce soit. Je me foutais alors ouvertement d'elle, et comme prévu, cela ne lui avait pas plus. Elle avait changé de place et Théa pouvait de nouveau respirer. Elle me remerciait aussitôt, me souriant et glissant sa main sur mon genou, juste avant de la retirer comme si elle venait de se brûler. Je la fixais, surpris par ce geste venant d'elle. Elle en avait l'air tout aussi surprise. Mais je ne savais dire ce que ce contact avait eu comme effet sur moi. Une vague de chaleur avait envahi mon cœur, tout comme un stress immense, pour retomber finalement comme un soufflé. « De rien, c'est normal. » Dis-je finalement, avant de reporter mon regard sur la scène, ne pipant mot, et attendant le début du spectacle en silence.


Théa m'adressait une nouvelle fois la parole. M'annonçant qu'elle devait partir plusieurs jours pour son boulot, avec son chef. Je la regardais de nouveau, fronçant les sourcils alors que l'idée de la savoir seule quelque part avec son chef, déclencher en moi, un pic de jalousie. Clairement l'idée ne me plaisait pas du tout, mais je n'avais pas mon mot à dire... « Oui, évidemment que je peux la garder. Tu sais bien que ça ne me pose pas de soucis de l'avoir.» Jusqu'à maintenant, je m'étais même plutôt plaint de ne pas la voir assez, que du contraire. Je lui forçais un sourire, avant de détourner, une fois encore le regard. Le silence retombait, et je croisais les bras, à présent, contrariés à cette idée, d'elle et son chef... L'idée tournait quelques secondes dans ma tête, mais je ne pouvais plus tenir bien longtemps, il fallait que je l'ouvre. « Mais... euh... Dis-moi, c'est pour faire quoi... Avec ton chef ? » Je n'émettais aucune supposition, du moins, oralement... Je la regardais, impatient d'avoir une réponse. Est-ce qu'elle pouvait voir la part de jalousie en moi ?

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